Profession de foi — Élections CoNRS Section 18 (SNTRS-CGT, 2025)

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Profession de foi de Samuel Cousin, candidat SNTRS-CGT aux élections 2025 du CoNRS Section 18.

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Cher·ères collègues,

Chercheur (CR) depuis plusieurs années dans le domaine de la chimie et de la biologie, je me présente aujourd’hui pour rejoindre notre comité, convaincu que mon expérience et ma motivation pourront contribuer activement à la dynamique de la section 18.

Un parcours de chimiste au service de la biologie

Au cours de ma carrière, j’ai exploré de nombreux sujets à l’interface entre spectroscopie, imagerie et biologie. J’ai débuté par le développement d’une méthodologie innovante en résonance magnétique nucléaire (RMN) visant à caractériser la dynamique des chaînes latérales des protéines, en combinant marquage isotopique sélectif et mesures de relaxation de spin. J’ai ensuite élargi mon champ d’expérience à d’autres techniques spectroscopiques et à de nouvelles questions biologiques, toujours à l’interface entre chimie, physique et biologie.

Une vision engagée pour la spectroscopie et la recherche fondamentale

Au-delà de mes compétences scientifiques attestées par mon parcours et mes publications, je suis un militant actif de la recherche fondamentale. Je souhaite rejoindre le CoNRS afin de promouvoir la spectroscopie et la chimie physique dans son ensemble, pour la compréhension du vivant. La spectroscopie est, à mes yeux, une approche élégante et poétique pour observer la structure et la dynamique des systèmes biologiques — et elle mérite d’être défendue comme telle dans les instances d’évaluation.

Des engagements concrets

Si vous m’accordez votre confiance, je m’engage, en plus de ma démarche syndicale, à :

  • Valoriser la recherche sous toutes ses formes, qu’elle soit fondamentale ou appliquée, en mettant un accent particulier sur la spectroscopie et son rôle clé à l’interface entre chimie, physique et biologie.
  • Rester fidèle à mes principes scientifiques et politiques, en défendant une vision cohérente et indépendante face aux pressions économiques et politiques croissantes, en particulier sur le domaine académique.
  • Discuter de science sans biais bibliométrique, en lisant les travaux des chercheur·ses sans filtre du facteur d’impact.
  • Soutenir la nouvelle génération de scientifiques sans discrimination, en veillant au strict respect des engagements du SNTRS-CGT pour les jeunes chercheur·ses et en leur offrant les meilleures conditions d’intégration et d’évolution.

Un engagement collectif et participatif

Je crois en une approche collaborative, où la bonne décision est toujours celle prise à plusieurs.


Les engagements du SNTRS-CGT pour la Section 18

Mettre en œuvre une évaluation sur des bases collégiales et des critères scientifiques

L’évaluation par les pairs est un des principaux atouts du statut de chercheur·e. Or, elle est constamment menacée par les indicateurs de performance qui exacerbent la notion d’excellence et tendent à effacer la personne derrière son h-Index ou sous l’accumulation de contrats. Les élu·es CGT, pour contrer les dérives d’une évaluation-sanction, jouent un rôle important de protection des agent·es.

Défendre le recrutement sur des postes statutaires au plus près de la thèse

Nous nous battons pour la titularisation des chercheur·ses précaires en contrat depuis plusieurs années, sous l’égide du Comité National, et en section nous faisons valoir la reprise intégrale de l’ancienneté au moment de la titularisation, par la prise en compte de toutes les années antérieures de recherche.

Défendre le pouvoir d’achat et les carrières

Nous sommes opposé·es au système des primes individualisées qui servent d’outil de management pour mettre en concurrence les personnels les uns contre les autres, orienter l’activité scientifique tout en étant largement insuffisantes pour compenser la diminution des salaires due au gel du point d’indice dans un contexte d’inflation.

Promouvoir l’égalité professionnelle

L’égalité entre hommes et femmes est un moteur de notre engagement. Nous serons attentives et attentifs à contrer les biais de genre au moment des recrutements ainsi que le plafond de verre qui bloque insidieusement les femmes lors des promotions. Nous combattrons de même toutes les discriminations — en raison du lieu de formation ou d’exercice du métier, de l’origine, de l’âge, du handicap, ou de toute autre caractéristique.

Promouvoir l’égalité entre les unités de recherche

Nous luttons pour le retour effectif de l’évaluation des laboratoires aux sections du Comité national ; nous avons écrit en ce sens aux député·es pour demander la suppression du Hcéres, et nous ferons en sorte, une fois élu·es, de défendre cette prérogative essentielle.

Défendre les libertés académiques et la liberté d’expression

Nos objets et nos résultats de recherche sont susceptibles de ne pas satisfaire les intérêts politiques de court terme ni les intérêts du patronat. C’est pourquoi nos libertés de recherche et d’expression sont régulièrement menacées. Ce sujet prend aujourd’hui toute son importance avec l’arrivée au pouvoir de politiques obscurantistes. Le CoNRS se doit de garantir et défendre la liberté d’expression de ses chercheur·ses.


Voter SNTRS-CGT, c’est renforcer le CNRS comme acteur majeur de la recherche publique et c’est défendre son personnel, ses statuts et ses conditions de travail.